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La Champagne, maman et nous...

Blog lifestyle. Working mum. Maman de Champagne. Slow life, Bons plans, Minimalisme & Cie. Un mari. Deux garçons. Un ange.

Les choses que je dis à mon enfant dyspraxique… et que je veux vous dire aussi.

Les choses que je dis à mon enfant dyspraxique… et que je veux vous dire aussi.

Depuis qu’il est tout petit, je le vois bien que mon Little Ed’ est différent. Je dois chaque jour me battre pour lui, et chaque acquisition est une victoire après un lourd combat. Toujours le motiver, l’accompagner, le pousser pour le moindre minuscule progrès. Le voir douter de ses capacités me brise le cœur depuis toujours, et encore plus lorsuq’il préfère abandonner pour ne pas souffrir s’il devait échouer…

 

Depuis que le diagnostique est tombé, nous soufflons enfin un tout petit peu. Parce qu’enfin, nous avons compris…

 

Malgré tout, à chaque fois que vous nous dîtes que vous êtes fier de votre fille parce qu’elle lit déjà malgré son jeune âge, que votre fils compte déjà jusqu’à l’infini, je ne peux m’empêcher de culpabiliser et de me sentir mal pour lui.

Pour lui, parce qu’il se rend bien compte que tout ce qui est facile pour les autres peut vite être extrêmement compliqué pour lui.

Pour moi, parce que je sais que vous me jugez souvent en tant que parent, sans savoir toute l’énergie que je peux déployer pour lui…

 

Alors je ne cesse de lui répéter à quel point il est formidable, en insistant sur des points précis. Et aujourd’hui, c’est à vous que j’aimerais enfin le dire…

 

  • Mon fils est intelligent.

Il n’a pas un QI inférieur à la moyenne, il n’a pas de déficit. Il comprend, il apprend, il est réfléchi et intelligent. Il a différentes forces et capacités, qu’il exploitera à la perfection. Tous les enfants sont différents, lui aussi. Et il est doué. Comme tous les enfants.

  • Mon fils n’est pas malade.

La dyspraxie est considérée comme un handicap, certes. Mais il n’est pas malade. Il ne peut pas prendre de médicaments contre ça, il ne peut pas être traité. Son cerveau fonctionne différemment, et les apprentissages ne peuvent pas être fait de la même manière que pour les autres enfants. Il sera dyspraxique toute sa vie, et devra apprendre à vivre avec, à contourner certaines choses, et à avancer malgré tout. Il pourra, avec des outils et de l’aide adapter, avoir la vie qu’il veut et faire le métier qu’il voudra.

  • Mon fils n’est pas paresseux et ne manque pas de volonté

S’il met plus de temps à s’habiller, s’il préfère sortir le manteau ouvert plutôt que de passer de trop longues minutes à attacher la fermeture éclaire, s’il se moque de porter ses vêtements à l’envers, ce n’est pas par paresse. Il s’adapte, choisissant la facilité plutôt que l’échec. Chaque mouvement est difficile pour lui, et il doit développer une concentration ultime pour y arriver. Alors que faire ses lacets est très simple pour tout enfant qui l’a acquis, Little Ed’ devra toujours réfléchir et se concentrer pour réussir tant bien que mal à faire une boucle.

  • Mon fils doute de lui et de ses capacités bien (trop) souvent

Il voit bien que ce qui est facile pour les autres est dur pour lui. Il se rend bien compte qu’il réalise moins d’exercices que les autres dans le même laps de temps. Trop souvent il doute de ses capacités. Et c’est à nous, ses proches, ses amis, ses instituteurs, de le remotiver pour qu’il regagne sa confiance et sa force d’avancer.

 

Alors avant de juger un enfant qui vous paraît en retard, avant de catégoriser une éducation, avant de critiquer certaines choses, pensez à cet article, et dîtes vous que la dyspraxie, la dyslexie, la dyscalculie, et autres troubles des apprentissages invisibles sont pesants sur les enfants comme sur les parents. Accompagnez les. Apprenez à vos enfants à accepter et à aider. Ne les découragez jamais.

 

Tendrement.

Aline

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